Le psychiatre Samuel Fincher, étrangement lié à un patient paralysé par un accident et connecté à un ordinateur, bat aux échecs le monstre d'intelligence artificielle «Deep blue IV». Le soir même, il meurt dans les bras de sa maîtresse.

La journaliste Lucrèce Nemrod et son collègue Isidore Katzenberg, sorte de philosophe à la retraite, ne croient cependant pas à la thèse de la mort provoquée par un trop-plein de plaisir et entament leur enquête. La solution passe peut-être par les recherches sur le cerveau que menait Fincher assisté, ou guidé, par son handicapé surdoué. L'écrivain des Fourmis et des Thanatonautes reprend ici le tandem qu'il avait installé dans Le Père de nos pères. Ces Scully et Mulder francophones – le suspense sentimental y est bien plus court que dans les X-Files – sont promenés dans une investigation en forme de bande dessinée, avec club échangiste et balade en montgolfière à la clé. Sympathique, même si la volonté de l'auteur d'étaler sa culture (comme la confiture, bien sûr) et son goût pour les thèses holistiques sur le monde, la vie et l'univers, peuvent finir par agacer.