«Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.» C’est ainsi que l’écrivaine, poétesse et plasticienne Tiffany McDaniel rend hommage à sa propre mère en dédicace de son deuxième roman, Betty. Elle dit avoir puisé son inspiration dans la vie de sa famille sur plusieurs générations, dont une ascendance cherokee. Disons-le d’emblée: ce livre qui paraît simultanément aux Etats-Unis et en Europe est un bijou de 700 pages par sa qualité narrative et stylistique, serti de perles amérindiennes, de fantaisie et de poésie qui font contrepoids à la noirceur, à la violence, au racisme et au sexisme.

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