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«Beverly Hills 90210», la série kleenex qui a marqué

Le décès de l’acteur Luke Perry, au moment où Fox confirme le retour des acteurs historiques dans une mini-série, remet en lumière, pastel, le feuilleton des ados en milieu huppé de Los Angeles

Six épisodes face à 294, ça pèse peu. Le retour de Beverly Hills 90210, cet été, se présentera comme une minisérie, loin de la logorrhée narrative que fut la série des amours adolescentes en milieu palmé et riche, à l’ouest de Los Angeles.

Les acteurs historiques Jennie Garth, Jason Priestley, Tori Spelling, Brian Austin Green, Ian Ziering et Gabrielle Cateris seront des retrouvailles, mais pas Shannen Doherty et, bien sûr, celui qui jouait son amoureux de toujours, Luke Perry. Cruauté de l’instant, l’acteur est décédé le jour où Fox a confirmé les rumeurs sur le retour de la série – dont il ne devait de toute manière pas être, pris par Riverdale, où il interprétait un père.

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Un émoi mondial

La mort de Luke Perry a causé un émoi illustrant le souvenir attendri des millions d’anciens ados qui s’étaient laissé gagner par les jeunes gens de Beverly Hills, ici entre 1993 et 2001, sur TF1.

Ces jours, dans les cafétérias d’entreprise, on a partagé les souvenirs, ou les oublis. De fait, Beverly Hills 90210 n’apparaît plus comme un plaisir coupable. L’a-t-elle même été à l’époque? Pour ma part, je ne me rappelle pas grand-chose, sinon les sourires de Shannen Doherty, l’air de garce de Jennie Garth, et de perpétuels décors pastel.

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La série a joué un rôle dans l’histoire du genre

Soap de luxe, hebdomadaire, Beverly Hills 90210 a été une série longue et kleenex à la fois. Elle a joué un rôle, puis, après 10 saisons, elle s’est effacée. Elle a participé à la structuration de la fiction TV dans les masses mondiales d’ados qui la recevaient, et qu’elle touchait au cœur en raison d’une innocente admiration face à ces dents blanches sous le soleil. Elle a, aussi, imposé une forme de divertissement qui a fait, pendant longtemps, des séries TV le genre le plus honni des intellectuels.

Nous ne le savions pas alors, mais cette série a aussi créé un grand moment de l’industrie, avant-dernier triomphe du producteur nabab Aaron Spelling (de Starsky et Hutch à Charmed) et émergence de l’auteur Darren Star, qui a créé plus tard Sex and the City dans le cadre luxueux d’une chaîne payante, HBO. Beverly Hills 90210 a marqué à bien des titres.

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