La Bible est le livre sur lequel repose la foi chrétienne. Elle se vend à des millions d'exemplaires chaque année. Pourtant, le lecteur qui s'y aventure sans préparation peut être vite rebuté par sa complexité, ses contradictions, ses obscurités et sa violence. Pour apprécier une œuvre d'art à sa juste valeur, il est important de comprendre le contexte dans lequel elle a été réalisée, et les intentions de son auteur.

Ainsi en va-t-il de la Bible. Il ne faut pas chercher dans ce livre écrit de main d'homme une quelconque explication historique ou scientifique des origines de l'humanité et de son développement. Non: la Bible se veut avant tout message, et les récits qu'on y trouve servent à le transmettre de différentes façons, notamment par le langage symbolique. Elle a été composée peu à peu par de multiples rédacteurs avec les connaissances qui étaient les leurs, au gré des événements qui ont affecté Israël.

La Bible hébraïque, qui correspond chez les protestants à l'Ancien Testament, compte 24 livres (les catholiques intègrent quelques livres de plus). Sa composition s'est étendue sur environ onze siècles. Le canon hébraïque a ainsi été fixé définitivement au Ier siècle de notre ère. Le canon du Nouveau Testament, qui comprend 27 livres, a pris sa forme définitive vers la fin du IVe siècle de notre ère.

Jean-Pierre Bagot, Jean-Claude Dubs, Pour lire la Bible, Société biblique française, 1994, 206 p.

Jacques Vermeylen, 10 Clés pour entrer dans la Bible, Editions du Cerf, 1999, 216 p.