«Il n’est rien qui fasse obstacle à l’infinité des mondes.» L’astronome genevois Michel Mayor s’est rendu célèbre pour avoir confirmé la citation d’Epicure, datant du IVe siècle av. J.-C. Avec son collègue Didier Queloz, il découvre en 1995, depuis l’Observatoire de Haute-Provence, «51 Pégase b», la première exoplanète, à savoir une planète tournant autour d’une étoile autre que notre Soleil. C’est l’explosion médiatique. Même si, selon le modeste professeur, «la découverte ne constitue pas une rupture. On savait que ces exoplanètes devaient bien exister.» N’empêche, dans la course avec une équipe américaine, c’est bien au groupe de l’Observatoire de Genève qu’est rattachée l’ouverture de ce nouveau champ de recherches. Aujourd’hui, ce sont 690 de ces «autres mondes» qui ont été repérés dans l’Univers, présentant une diversité qui ne cesse d’étonner les chercheurs. Pour le jeune retraité, né en 1942 à Lausanne et spécialiste des galaxies, plus passionné et prolixe scientifiquement que jamais, la prochaine étape cruciale est la découverte de signes de vie sur l’une de ces planètes extrasolaires. L’occasion alors de confirmer définitivement la place que vient de lui accorder, dans son édition 2012, le Petit Larousse illustré.

Autres prétendants: Werner Arber, Jean-François Bergier, Catherine Kousmine, Claude Nicollier, René Prêtre, Heinrich Rohrer, Kurt Wüthrich.