Télévision

Blaise Bersinger, nouvelle «Mauvaise langue»: «J’incarnerai deux styles d’humour différents»

L’an dernier, elle avait créé la polémique avant de trouver son public. L’émission mêlant humour et actualité fait son retour vendredi sur la RTS avec, à sa barre, un nouveau capitaine

Un bureau, un fond fixe, des spots intimistes et un humoriste au bagout incisif. En février dernier, on s’en souvient, Thomas Wiesel débarquait sur la RTS avec Mauvaise langue: 30 minutes d’une revue de l’actualité culottée, façon late show américain.

Diffusée tous les vendredis en deuxième partie de soirée, l’émission a vécu des débuts difficiles, récoltant une salve de critiques sur la Toile. Des propos intransigeants qui ont pu, dans un premier temps, déstabiliser l’équipe, dont Blaise Bersinger, fidèle comparse aux blagues absurdes.

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Une fois la soupe à la grimace avalée, Mauvaise langue a toutefois fini par trouver son rythme, réunissant en moyenne 48 000 téléspectateurs par soir. Un succès pour la RTS, qui n’en demandait pas tant et décidait en juin de renouveler l’émission pour une deuxième saison.

Thomas Wiesel ayant décidé de lever le pied, même s’il travaillera toujours à l’écriture du late show, c’est Blaise Bersinger qui prend sa place à la barre. Il embarque avec lui l’équipe de M3, la nouvelle revue de Lausanne qu’il a lui-même lancée cet hiver et qui enchaîne actuellement les prolongations au Théâtre Boulimie, à Lausanne. C’est gonflé à bloc que l’humoriste dessine les premiers contours de ce retour.

Le Temps: Le lancement de la première saison n’a pas été des plus aisés. Pourquoi avoir décidé de remettre le couvert?

Blaise Bersinger: Parce que, au final, c’était une expérience vraiment cool. Oui, il y a eu des moments où je me suis senti un peu déprimé à cause des critiques, mais je débutais. Au fur et à mesure, j’ai appris à me blinder, à me rendre compte que parmi les commentaires négatifs, on en a reçu aussi beaucoup de positifs. D’ailleurs, quand on a annoncé notre retour, les réactions ont été enthousiastes. Et l’enregistrement de la première, vendredi, affiche complet.

Reprendre le flambeau, un défi?

Etonnamment, je ne ressens aucune pression. La difficulté de passer après Thomas ne m’a pas inquiété, aussi parce qu’il reste dans l’équipe. Je craignais plutôt de coexister avec 120 minutes, l’émission des Vincent qui continue, elle aussi. Le risque étant que personne ne s’intéresse à nous. Finalement, je pense que c’est mieux comme ça: il y aura à boire et à manger pour tout le monde! A l’antenne, j’endosserai le rôle de l’animateur mais sans abandonner complètement celui du side-kick aux vannes absurdes, ce qui me permettra de faire cohabiter plus facilement deux styles d’humour très différents. Ma préparation? J’ai regardé des milliers de late shows américains… et préparé le costume: j’ai toujours pensé qu’il fallait se faire beau pour passer à la télé! (Rires.)

Quelles nouveautés nous réserve cette deuxième saison?

On va essayer de solliciter davantage les gens pour ce qu’ils savent faire, c’est-à-dire en remplaçant les chroniques par un espace de stand-up, destiné à ceux dont c’est le métier. Nous accueillerons aussi un invité différent chaque semaine [Jean-Marc Richard ouvrira le bal]. Pour moi qui aime improviser, ça me permettra de sortir du prompteur, de dialoguer avec les invités en faisant quelques bêtises. J’ai surtout envie qu’on se marre, que les gens viennent nous voir, de créer un rendez-vous fun le vendredi soir. Et sur les réseaux sociaux, on continuera à proposer des capsules spécifiques pour Instagram, Facebook, YouTube… Bref, on sera à fond 2019!


«Mauvaise langue», tous les vendredis dès le 11 janvier à 22h50 sur RTS Un.

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