World

Bonga, «Hora Kota»

On peut le rencontrer chez sa sœur, dans une maisonnette enfouie entre l’aéroport de Lisbonne et un entrepôt de boissons. Bonga grille des kilos de viande, distribue des cargaisons de farine de manioc et de l’alcool artisanal…

Genre: World
Qui ? Bonga
Titre: Hora Kota
Chez qui ? (Lusafrica/Musikvertrieb)

On peut le rencontrer chez sa sœur, dans une maisonnette enfouie entre l’aéroport de Lisbonne et un entrepôt de boissons. Bonga grille des kilos de viande, distribue des cargaisons de farine de manioc et de l’alcool artisanal. Son dernier album, le trentième, ressemble à ces fêtes cannibales où l’Angola se vit d’exil et d’eau de feu. Sa voix est un miracle – elle n’est fissurée qu’au moment du chant. Bonga, à force de ballades tristes à mourir, nous guérit de l’hiver. Depuis que Cesaria est morte, il concentre à lui seul une lusophonie nomade. On n’ira pas forcément s’allonger dans son duo avec Bernard Lavilliers. Mais plutôt dans cette «Hora Kota», cette heure des sages, où la chanson a le goût précis de la chair de poule. A. Ro.

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