Distinction

La (bonne) musique suisse a un prix

L’Office fédéral de la culture (OFC) remet son prix ce soir

La (bonne) musique suisse a un prix

Distinction L’OFC remet son prix ce soir

L’année passée, c’est à Franz Treichler – patron de The Young Gods – que le conseiller fédéral Alain Berset avait remis le Grand Prix suisse de musique, première édition. Doté de 100 000 francs, organisé sous l’égide de l’Office fédéral de la culture (OFC), il récompense, pour reprendre les éléments de langage officiels, un représentant de «la création musicale suisse exceptionnelle et novatrice».

Des adjectifs qui, au vu des nommés, ne sont pas galvaudés: en 2014, les compétiteurs de Treichler se nommaient Norbert Möslang, Erika Stucky, ou encore Julian Sartorius. Les quinze candidats de 2015 (qui obtiendront 25 000 francs à ce titre) perpétuent la tradition de sérieux qui caractérise le prix, et dressent un panorama complet de ce que l’on peut comprendre sous les différentes acceptions du terme «musiques actuelles»: de grandes figures de la scène contemporaine plus ou moins académique (Heinz Holliger, Philippe Albèra ou Bruno Spoerri), du jazz (Malcolm Braff ou Daniel Humair), des musiques électroniques (Joy Frempong, Christian Pahud – de Larytta – ou Marcel Gschwend) et même de l’expérimentation la plus bruitiste (Joke Lanz). Autant d’exemples, tous styles confondus, de ce qui caresse avec intégrité les oreilles aventureuses.

Le prix est remis ce vendredi soir à la cathédrale de Bâle, dans le cadre du festival ZeitRäume. Son usage, explique encore l’OFC, est encadré: «Ce montant élevé doit être compris comme un espace financier de création pour un artiste ou un groupe d’artistes.»

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