Présentation: Mathis Picard, par Arnaud Robert

Il est né en 1995. A Grenoble. Enfance française, américaine, écossaise, voyageuse. Mathis Picard se lance en piano à 4 ans. Le classique, puis le jazz. Il vit aujourd’hui à New York où il étudie dans l’une des plus prestigieuses écoles du monde, la Juilliard School. A 19 ans, ce prodigieux musicien, capable de déjouer les standards les plus vicieux mais aussi de la jouer techno-house dans son projet Jaona, passe une semaine sur la riviera vaudoise. A la découverte de sa musicalité, mais aussi de son métier.

Bonnes ondes

«C’était la première fois que je me rendais dans un studio de radio. Nous sommes allés ce matin à Lausanne, pour une émission d’Espace2, Magma. Il y avait Paula, une des participantes à l’académie, avec laquelle on a créé un morceau. Deux mentors sont venus aussi: Yaron Herman et Sébastien Schuller. Je suis frappé par la simplicité de Yaron, il me met à l’aise. Mais pour tout dire, j’étais quand même stressé. A la radio, on a l’impression que chaque mot qu’on prononce doit être important. Juste après l’interview, je me trouvais débile. Mais vous savez ce qui me donne le plus de confiance dans cette académie? La sensation que je ne dois pas changer ma personnalité pour plaire à quiconque, que je ne dois pas répondre aux attentes des autres. Je dois trouver mon propre truc. J’entends tous les jours parler de gamins de 6 ans qui se produisent avec des orchestres symphoniques et qu’on a oubliés dix ans plus tard. J’aurais pu être cela. J’ai commencé jeune. Je suis arrivé à la Juilliard School à 17 ans. Je dois maintenant apprendre à prendre mon temps. Pas de pression. On est dans une époque du buzz. J’essaie de ne pas y céder.»

Retrouvez ici tous le s précédents billets de Mathis Picard:

– Jour 1: dans le lit de Claude Nobs (31.10.2014)

– Jour 2: le bœuf et les artistes-entrepreneurs (01.11.2014)

– Jour 3: Le goût du silence (02.11.2014)