Flâner ces jours devant la cathédrale Saint-Pierre à la nuit tombée, c’est la trouver assiégée. Escaladée par de drôles de bonhommes illuminés, sorte d’Inuits géants qui semblent se cramponner à ses colonnades comme des alpinistes canailles. Créations gonflables en LED et polyester des designers Moetu Batlle et David Passegand, les Anooki – c’est leur petit nom – comptent parmi les œuvres phares de Geneva Lux, le festival de lumières lancé vendredi passé au bout du lac.

Condensée sur dix jours, cette sixième édition réunit 26 œuvres d’art contemporain, dont 11 nouvelles, réparties du parc des Bastions à la place du Molard, jusque sur les eaux du lac (voir encadré). L’occasion pour les Genevois de se balader et de s’en mettre plein les yeux. «L’idée est que la ville n’ait pas qu’un rôle fonctionnel, où l’on dort, travaille ou se déplace, mais au contraire que les gens la redécouvrent de manière poétique», souligne le conseiller administratif Guillaume Barazzone.