«Faut que tu reviennes ici de suite…» Une voix au téléphone qu’elle peine à reconnaître, dans le dialecte des Abruzzes. Quelqu’un de proche est hospitalisé à la suite d’un accident. Dans le train qui la conduit de Grenoble, où elle est professeure de littérature italienne à l’université, jusqu’à Pescara, puis au cours d’une nuit d’insomnie dans une chambre d’hôtel en attendant l’heure des visites à l’hôpital, celle qui avait cru pouvoir mettre son passé à distance en partant à l’étranger s’y retrouve de nouveau plongée par le flot des souvenirs.