Le conflit dure depuis bientôt cinq ans. Il s’est étendu autour du globe: Monaco, Singapour, Paris, New York. Les procédures s’éternisent. C’est pour mettre fin à ce marasme que Dmitri Rybolovlev semble déterminé à donner un tour qu’il espère décisif à son combat contre Yves Bouvier. En 2003, il avait chargé ce Genevois de lui créer une collection de tableaux de maîtres. Une décennie plus tard, il l’a accusé de lui avoir surfacturé ces 38 chefs-d’œuvre afin de s’enrichir de plus de 1 milliard de francs.

Les avocats genevois du Russe ont déposé auprès du Ministère public, le 16 octobre dernier, une plainte pénale complémentaire à celle de mars 2017. Près de 400 pages qui détaillent le comportement d’Yves Bouvier, coupable, selon eux, d’escroquerie par métier, d’abus de confiance et de gestion déloyale.