Genre: JAZZ
Qui ? Brian Bromberg
Titre: Downright Upright
Chez qui ? (Artistry Music/Musikvertrieb)

Bachotage pour bachotage, autant bachoter sur du ludique. C’est sans doute ce que s’est dit Brian Bromberg, wonder boy de la basse (engagé par Stan Getz alors qu’il n’avait pas vingt ans, vous vous souvenez?) devenu quinqua. Un quinqua qui, sans vous refaire sa crise d’adolescence, s’éclate comme un voyou de banlieue quand vous lui ­refilez des tubes énormes plus du tout jouables par les sérieux d’aujourd’hui: «Chameleon», «Mercy Mercy Mercy», «Cantaloupe Island», «Cold Duck Time», des choses qui ont placé très haut la barre du groove dans leurs versions d’origine et qu’on ne s’approprie pas en dilettante. Réquisitionner quelques aguerris du smooth jazz familiers des charts pouvait passer pour la fausse bonne idée typique. Mais voilà: les si souvent assommants Kirk Whalum, Rick Braun, Boney James vouent eux aussi un culte à ces pépites ignées qui les ­décoincent et les révèlent sous un jour dégoulinant de feeling. Irradiée par tant de bonheur, la plume de Bromberg se fait mimétique sur cinq compositions spirituelles et vitaminées.