C’est un Harlequin à 6 millions de francs l’épisode, à peu près cinq fois plus qu’une série suisse ou française. Bridgerton est la première confection pour Netflix de Shonda Rhimes, nabab américaine des séries (Grey’s Anatomy, Scandal) qui a signé un accord d’exclusivité avec le géant de la vidéo en ligne. Basée sur les romans de Julia Quinn, la série est créée par Chris Van Dusen, un fidèle de l’écurie Shondaland.

Dans les premiers épisodes, on peut être confondu par la fadeur générale du propos. Cela se passe à Londres en 1813, période de régence. Le feuilleton tourne autour de Daphné (Phoebe Dynevor), jeune femme de famille sans grand titre qui se fait remarquer lors de l’une des réceptions qui ouvrent la saison des mariages. L’intrigue repose en grande partie, outre le cas Daphné, sur ce système social sophistiqué, aux règles drastiques, qui cherche à obtenir l’ajustement entre des dindons et des dindes apprêtés pour les circonstances. Le cœur de l’histoire porte sur le serment que s’est donné l’homme dont Daphné tombe amoureuse – ils font semblant de folâtrer pour éloigner les moustiques: ne jamais se marier ni avoir d’enfants.