Classique

Bruit et mollesse à l’OSR

Le retour de Pinchas Steinberg devant l’OSR n’a pas donné les étincelles escomptées, avec un soliste de petite envergure et un Smetana trop pompier

Il fera partie des concerts mineurs de l’OSR. Mardi soir, au Victoria Hall, la déception était de mise malgré des œuvres fortes. Le 3e Concerto pour piano de Bartók interprété par Gábor Csalog, partition devant les yeux, aura eu l’air d’une lecture à vue scolaire plutôt que d’une vision musicale affirmée et assumée. Avec un phrasé romantisé, mains droite et gauche décalées, des attaques survolées, sans arêtes ni rebonds, et un discours noyé dans la pédale, les reliefs de l’ouvrage frisaient la mollesse.

De l’autre côté, Smetana aurait pu répondre au besoin d’opulence, d’énergie, d’abandon et de nostalgie de l’imposante Ma patrie (Má vlast), avec notamment sa fameuse Moldau. Les deux dernières parties, composées trois ans après les quatre précédentes, rallongent lourdement l’ensemble. On comprend qu’elles ne soient pas toujours données.