Qu’on l’apprécie ou non, on dit que le principal mérite de l’art moderne est de ne laisser personne indifférent. C’est particulièrement valable pour les œuvres éphémères de Christo, qui du Japon aux Etats-Unis, en passant par Berlin et Paris, n’ont jamais manqué de susciter de vives polémiques. Et la réalisation posthume de cet artiste d’origine bulgare décédé en mai 2020, «l’empaquetage» de l’Arc de Triomphe, qui s’est achevé ce dimanche, n’a pas dérogé à cette règle. Chant du cygne d’un artiste hors normes, poubelle géante… Que n’a-t-on pas entendu sur cette installation qui a fait disparaître sous quelque 25 000 carrés de tissu l’un des plus emblématiques monuments de la République française.