C’est l’histoire d’un sale type qui rencontre un plus sale type que lui. Le premier est chasseur de têtes le jour et voleur d’art la nuit. Le second est cadre supérieur dans la nanotechnologie le jour et liquidateur la nuit.

Le premier n’aurait pas dû cambrioler le second, mais il n’avait pas le choix vu que le second le manipulait depuis le début.

«Headhunters» suit un mouvement descendant intéressant. Le récit démarre dans un univers lisse et aseptisé, des maisons propres comme des lavabos et un luxe parfait et s’achève dans le sang et la sanie. Le héros se retrouve dans la merde au sens propre et au sens figuré. Il y a quelque chose de pourri au royaume de Norvège, une feu autodestructeur qui couve sous la glace. Ce film l’illustre, la tuerie d’Utoeya l’a démontré. (Piazza Grande)