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Francis Cabrel à Paléo. (Paléo/Pierre Descombes)
© Pierre Descombes

Paléo 2016

Cabrel séduit «encore et encore»

L’univers de Cabrel est familier et efficace. Les classiques du chanteur continuent de charmer

Un vieil ami. C’est en ces mots que l’animateur du festival accueille Francis Cabrel sur la grande scène. Le terme est bien choisi. Le chanteur n’avait joué qu’une seule fois à Paléo (en 2009) mais il est en terrain conquis. La foule est séduite avant même qu’un seul accord de guitare ne soit gratté.

L’univers de Cabrel est comme un k-way un peu usé sous la pluie du Paléo: familier et efficace. Entendus et ré-entendus, entrelacés de souvenirs, les grands classiques du Français sont autant de vecteurs d’émotions pour une bonne partie du public. Qui n’attend qu’une chose: pouvoir reprendre en chœur des «Petite Marie» ou autre «C’est écrit» en agitant un écran de téléphone.

Sobre mais juste

Francis Cabrel et ses presque quarante ans de carrière connaissent la chanson. Pendant une heure et demie, il distille ses plus grands succès, de «Encore et encore» à «l’Encre de tes yeux» jusqu’au mythique «Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai». Les mélodies parlent d’elles-mêmes, alors pour le reste, Francis Cabrel joue la sobriété. Des pans de tissus froissés illuminés en jaune-orangé et quelques ampoules sur pied font office de décor.

Simplicité aussi du côté des musiciens, la contrebasse, la guitare électrique et la batterie semblant craindre de couvrir la célèbre voix chaude à l’accent du Sud-Ouest. Les arrangements restent donc sobres mais évitent la monotonie en alternant le bluesy et l’acoustique des duos guitare-voix, accompagnés par trois choristes sympathiques mais nullement nécessaires. Le solo d’un accordéon, sur une version très épurée de «La Corrida», achève de convaincre que la flamme Cabrel est éternelle.

Twist maladroit

Ce pape des chansons à texte n’est pas connu pour être particulièrement loquace. Mais il occupe l’espace en déambulant sur scène avec sa guitare sèche, serein sans être nonchalant. «Je vais tenter une légère chorégraphie», lance-t-il au début d’une version latinisée de «La robe et l’échelle». Avant d’esquisser quelques pas de danse maladroits, entre la salsa et le twist. Les fans n’en espéraient pas tant.

«Je l’aime à mourir» sonne l’heure du rappel, alors que les nuages menacent les collines du Paléo. Plus le temps pour un petit tour dans la cabane du pêcheur. Mais Francis Cabrel a soufflé le public de sa sarbacane, et la piqûre est des plus douces.


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