Sur la quatrième de couverture de La Familia grande (Ed. Seuil), Camille Kouchner n’a retenu que quelques mots pour – si cela est possible – dire une fois pour toutes adieu à son passé. «Souviens-toi, Maman: nous étions tes enfants.» Des mots poignants adressés à sa mère, Evelyne Pisier-Kouchner, décédée en 2017, dont l’ouvrage dit le renoncement et, in fine, la peur qui la paralysa à force d’être noyée dans l’alcool: celle de s’opposer à son second mari, le constitutionnaliste et ex-député européen Olivier Duhamel, accusé dans l’ouvrage d’inceste sur l’un de ses beaux-fils. Une enquête a depuis été rouverte, après des premières investigations non concluantes en 2011.

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