Le Festival de Cannes retrouve sa case printanière pour une 75e édition qui se déroule du 17 au 28 mai. Tous les jours en fin de journée, retrouvez la chronique quotidienne de notre envoyé spécial.

Chronique précécente:

Cannes jour 1: être juré pour redevenir enfant

Mardi soir, Virginie Efira n’a pas dérogé à la règle qui veut que la personne désignée pour présenter les cérémonies d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes commence par faire l’éloge de cet art, le septième, né en France il y a maintenant 127 ans. «Est-ce que le cinéma peut changer le monde? Pas sûr, mais en revanche il peut en bouleverser notre perception.» Rien de nouveau sur la scène du Grand Théâtre Lumière, jusqu’à cette apparition sur l’écran du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui, après s’être exprimé en direct dans la plupart des parlements européens, a donc remis ça à l’enseigne du plus prestigieux des festivals de cinéma. Logique, dans le fond, pour un ancien acteur. Son discours, articulé autour du Dictateur, le chef-d’œuvre humaniste de Chaplin, restera assurément un temps fort du festival, à la veille de l’entrée en compétition du réalisateur russe Kirill Serebrennikov, qui a choisi de quitter son pays en opposition à la guerre menée par Vladimir Poutine.