Ces jours a lieu Canneseries, le festival des séries TV qui précède de deux semaines celui du cinéma. Nos échos de cet événement, depuis la Croisette.

Le palmarès de l'année passée: Canneseries a couronné un thriller israélien

C’est l’une des questions des amateurs arrivant sur la Croisette, pour le festival Canneseries, qui commence ce vendredi: quel feuilleton sera vanté sur le fameux grand panneau de la façade est du Palais des festivals? Cet espace est loué par Fremantle, acteur majeur du secteur, distributeur qui appartient au groupe RTL. L’an dernier, la série mise ainsi en avant était Mon amie prodigieuse, en effet l’un des poids lourds de l’année. Cette fois, c’est la minisérie anglaise Baghdad Central, qui conte les jours suivant la chute de Saddam Hussein. Une fiction Channel 4 à suivre.

Utiliser l’exposition de la cité?

Les Cannois et les habitants des environs, eux, suivent plutôt les appels à manifester. Les «gilets jaunes» vont-ils profiter de l’exposition de la cité, pour les séries d’abord, puis surtout lors de sa messe cinématographique, pour se faire voir et entendre? Alors que le Conseil constitutionnel vient de censurer une disposition du dispositif Macron anticasseurs, l’hypothèse d’un usage du glamour méditerranéen au profit de la colère populaire anime les discussions. Le tapis rose (c’est Canneseries) puis rouge (le festival historique) sera-t-il maculé de jaune?