Séries sur Croisette

Canneseries a couronné un thriller israélien

La première édition du Festival de Cannes des séries TV a honoré un suspense autour d’anciens soldats de Tsahal. Un feuilleton norvégien est spécialement salué. La manifestation a posé ses premiers jalons face à sa concurrente

Canneseries, le premier Festival de Cannes dédié aux feuilletons TV, s'est terminé ce mercredi 11 avril. Voici notre dernière chronique de la Croisette.

Quelques précédentes chroniques

Ils étaient cinq amis, soldats de Tsahal pris dans une opération au Liban qui tourne mal. L’un d’eux est sacrifié. Onze ans plus tard, ils ne se fréquentent plus; deux d’entre eux se détestent même. Ils doivent pourtant se retrouver autour d’une figure absente, l’amie de l’un et sœur d’un autre, qui a disparu il y a quelques années en Amérique du Sud. Tournée entre Tel-Aviv et Bogota, créée par Omri Givon d’après un roman d'Amir Gutfreund, When Heroes Fly a reçu mercredi soir le Prix de la meilleure série lors de la clôture du premier Festival de Cannes des séries.

Ce thriller psychologique prouve l’efficacité de la production israélienne. Dans un registre tout à fait différent, les acteurs d’un autre feuilleton d’Israël (Miguel, sur une difficile adoption d’enfant, aussi en Amérique du Sud) ont reçu un prix collectif d’interprétation.

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L’avènement du pétrole en Norvège

Présidé par Harlan Coben, dont la nouvelle création TV Safe a été présentée en clôture, le jury a préféré le thriller rodé à certaines œuvres plus émotionnelles, telles que la belle Mother, de Corée du Sud, qui réunit une jeune scientifique solitaire et une enfant maltraitée. Originalité du choix des jurés, en revanche, pour les Prix de la meilleure musique et du meilleur scénario, attribués à la prometteuse fiction norvégienne State of Happiness, qui conte les débuts du pétrole dans le pays. Une fiction historique à la construction classique et stimulante.

La meilleure série digitale, sacrée par un jury ad hoc, est Dominos, originale comédie sociale du Québec. Enfin, l’unique Prix d’interprétation est revenu, très pertinemment, à Francesco Montanari, qui incarne un jeune juge italien ralliant le pôle antimafia au début des années 1990 dans Il Cacciatore (The Hunter).

Face à Séries Mania, la concurrente

En une semaine, Canneseries a su utiliser l’écrin de prestige d’où elle émane: sa ville. Avec ses attributs historiquement glamours que sont le Palais des festivals, les marches et la Croisette. Les salles ont en général été remplies, notamment par l’apport d’écoles de la région. Les deux principales compétitions se sont révélées de haute tenue et d’une forte variété internationale; mais c’est souvent le cas de la manifestation concurrente, Séries Mania.

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Au final, le nombre de séries présentées à Cannes s’est révélé modeste, puisqu’il y a eu peu de projections hors des compétitions. Face à Séries Mania, qui commence dans trois semaines, la nouvelle manifestation cannoise a abattu ses premières cartes. Un début manquant un peu de matière, mais solide.

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