séries sur Croisette

A Cannesseries, des chroniques sociales par épisodes

Le festival de la Côte d'Azur consacré aux séries montre trois fictions originales, loin des lourds registres du moment

Ces jours a lieu Canneseries, le festival des séries TV qui précède de deux semaines celui du cinéma. Nos échos de cet événement, depuis la Croisette.

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Ces jours à Cannes, face à la mer, le long de la Croisette, du côté des façades d’hôtels, s’alignent les affiches de promotion des séries vendues au MIPTV, le plus grand marché du genre, qui a lieu dans les entrailles du Palais des festivals. Les panneaux vantent des feuilletons turcs, des séries policières canadiennes, un suspense d’espionnage avec Damian Lewis (Homeland) et même, on aurait tort de se priver, une nouvelle vie de Jésus.

Trois portraits de femmes d’Espagne

Durant les projections publiques, au Palais, le ton est un peu différent. Cette année, la compétition de Canneseries accorde une place bienvenue à des comédies sociales douces-amères qui, certes, appliquent parfois des recettes connues, mais qui enrichissent un genre en retrait ces dernières années. D’Espagne, Déjate Llevar (titre international Perfect Life), créée et interprétée par l’actrice Leticia Dolera, commence par une pirouette classique – une femme sur le point d’acheter une maison avec son futur mari se fait larguer –, puis propose trois beaux portraits de femmes, avec la sœur de l’héroïne et son amie. Trois femmes aux prises avec une réalité complexe avec laquelle elles feintent, ou se battent.