Le canton de Genève aidera le Grand Théâtre

Opéra 3 millions de francs dès 2017

Le conseil administratif de la Ville de Genève a validé, de manière conjointe avec le Conseil d’Etat, la première convention de subventionnement entre le Canton de Genève, la Ville et la Fondation du Grand Théâtre. Cette convention prévoit pour les années 2015 à 2017 une entrée du canton dans le financement de l’institution.

A ce propos, Tobias Richter, directeur du Grand Théâtre, s’est toujours plaint que les subventions de la Ville ne suffisaient pas à couvrir les coûts fixes. Le Grand Théâtre a été obligé de puiser dans ses recettes propres (les revenus de la billetterie) pour rétablir la balance, la part dévolue aux frais de production artistique n’ayant cessé de diminuer. «Nous aurions besoin de 3 millions de francs de plus», déclarait Tobias Richter en avril 2013. «Il y a un déficit structurel au Grand Théâtre qui est reconnu comme tel, commentait il y a dix jours Sami Kanaan, maire de la Ville de Genève, lors du lancement des travaux à l’Opéra des Nations (la salle éphémère du Grand Théâtre). Ça fait plusieurs années que les frais artistiques baissent en proportion, parce que les frais fixes augmentent.»

Secours durable

Le Conseil d’Etat – sous réserve de l’acceptation du projet de loi par le Grand Conseil – s’est engagé à verser au Grand Théâtre une subvention de 500 000 francs en 2015, de 2 millions de francs en 2016 et de 3 millions de francs en 2017. Si cet apport financier servira dans un premier temps à parer à l’inévitable «déficit d’exploitation» à l’Opéra des Nations pendant la fermeture du bâtiment principal à la Place Neuve (de février 2016 à février 2018), «cette subvention a pour vocation de rester ensuite», précisait Sami Kanaan. Le canton aura ainsi une place au conseil de fondation de l’institution.

La Ville de Genève continuera à soutenir le Grand Théâtre à hauteur de 40 millions de francs par an, dont un peu plus de 10 millions de francs de subvention. Celui-ci bénéficie aussi d’un soutien de l’Association des communes genevoises, à hauteur de 2,5 millions de francs par an.