Le Grand Théâtre a retenu son souffle. Dans la salle bouillante du Grand Conseil, le verdict tombe: le canton devrait verser 500 000 francs pour 2015 et 2 millions pour 2016 à la maison de la place de Neuve. C’est plus que prévu par le projet de loi du printemps qui demandait 500 000 francs pour 2015, autant pour 2016. C’est moins qu’espéré par une partie des députés qui ont cru jusqu’au dernier moment pouvoir revenir au scénario initial, celui qui prescrivait un versement de 500 000 francs en 2015, 2 millions en 2016, 3 millions en 2017.

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La manoeuvre valait le déplacement. Au premier acte, le parti socialiste tente le tout pour le tout: il propose un amendement visant à revenir au premier canevas. A la tribune, Anne Emery-Torracinta, la Conseillère d’Etat responsable de l’instruction publique et de la culture, plaide pour cette formule. Mais les députés la refusent par 49 voix contre 43. Au second acte, la magistrate socialiste abat son atout, un autre amendement, raisonnable. Une écrasante majorité l’approuve. Le Grand Théâtre respire. Mais l’histoire commence à peine: le canton aspire à prendre sous son aile l’institution historiquement portée par la Ville. Le vote de vendredi est un signe de bonne volonté.