En août 2018, Carlo Chatrian saluait une dernière fois la Piazza Grande. Après avoir piloté six éditions du Locarno Film Festival, l’Italien quittait la douceur tessinoise pour aller se frotter à l’hiver berlinois. Et à une langue qu’il ne maîtrise pas encore. «Disons que j’avance à petits pas, rigole-t-il, car les racines ne sont pas les mêmes que l’italien, le français ou l’espagnol. Je peux parler allemand quand je fais mes courses, mais au bureau c’est plus simple d’utiliser l’anglais.»

Une année après avoir dirigé sa première édition de la Berlinale, le directeur artistique a dû se résoudre à adapter le festival à la situation sanitaire. C’est ainsi qu’il se déroule en deux temps. Jusqu’au 5 mars, un événement virtuel permet aux professionnels accrédités de découvrir en streaming une centaine de films, ceux de la compétition internationale et de plusieurs sections annexes, tandis que du 9 au 20 juin, une Berlinale Summer Special verra la sélection 2021 projetée en salle, et un jury composé de six réalisateurs et réalisatrices ayant reçu un Ours d’or désigner le lauréat de cette édition particulière.