En août 2018, Carlo Chatrian saluait une dernière fois la Piazza Grande. Après avoir piloté six éditions du Locarno Film Festival, l’Italien quittait la douceur tessinoise pour aller se frotter à l’hiver berlinois. Et à une langue qu’il ne maîtrise pas encore. «Disons que j’avance à petits pas, rigole-t-il, car les racines ne sont pas les mêmes que l’italien, le français ou l’espagnol. Je peux parler allemand quand je fais mes courses, mais au bureau c’est plus simple d’utiliser l’anglais.»