Ecrire est un vertige. Lire le livre de Guy Boley en est un autre. De ceux qui vous font, l’espace d’un instant, croire en cette «déesse de fortune» qu’on nomme littérature, et qui vous rend miraculeusement la vie plus belle, plus vaste, plus dense aussi. «Allez savoir ce que la vie nous réserve quand on se mêle d’écrire et que l’air, soudain, juste à cause d’un certain agencement des mots, vient à nous manquer.» C’est exactement ce que l’on ressent en dévorant ce petit texte qui rend un hommage conjoint aux affres et à la beauté (des mots, de la vie).

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