Minuit, la nuit devant soi. A l’heure où les chouettes froissent l’air, Thomas Wazhashk écrit. Des lettres, des cartes d’anniversaire. Souvent le sommeil le terrasse et les mots dansent dans sa tête, entre rêve et réalité, entre anglais et obijwé, sa langue maternelle. Des fantômes lui apparaissent aussi avec la netteté du souvenir. Il leur parle doucement, en ami. Puis il s’ébroue, prend sa lampe torche et part faire sa ronde.