Samedi 12 novembre, une demi-journée après son entretien avec Emmanuel Macron, Ignazio Cassis était le tout premier visiteur de cette exposition qui a ouvert ses portes au public le 16 novembre. L’accrochage venait de se terminer dans la nuit, quelques détails restaient à régler avant le vernissage officiel, mais l’aspect spectaculaire de l’événement sautait déjà aux yeux. Et comme l’œuvre de Christian Marclay, pop et ludique, absorbe automatiquement le spectateur, le président de la Confédération rayonnait, scotché. Par des œuvres comme Telephones, cet assemblage d’extraits de cinéma, un des premiers de l’artiste, dans lequel Christian Marclay fait se répondre des acteurs de films différents au téléphone, créant ainsi une conversation imaginaire sans fin. Ou Surround Sounds, la projection stroboscopique d’onomatopées de bande dessinée sur les quatre murs d’une salle sur mesure. Le conservateur de l’exposition, Jean-Pierre Criqui, devait régulièrement décrocher le politicien de ces montages vidéo ou picturaux fascinants afin de faire avancer la visite.