Cinq femmes sont sur le point d’accoucher, elles ont toutes leur problématique, les voici réunies dans une maternité parisienne. Manon est une redoutable PDG au service de la République française, pas question pour elle de rater de cruciales négociations ni de se séparer de son staff; Estelle est étouffée par sa mère, qui dirige les opérations en lui imposant son approche new age de la mise au monde; Sophie, au contraire, est seule, le père du bébé étant un amant d’un soir trouvé sur un site de rencontre; Lan se voit de son côté tiraillée entre sa compagne et un père biologique qui soudainement ne souhaite plus être réduit au rôle de procréateur mais aimerait avoir un vrai rôle; et enfin, il y a Chloé, avec un prématuré, des angoisses et un mari à l’autre bout de la France.

C’est la vie se présente comme un film choral de chambre. A ces cinq histoires s’ajoutent encore quelques intrigues parallèles, avec notamment une célibataire désespérée, une petite sœur qui se sent abandonnée ou un homme au foyer peu psychologue. Et, en guise de liant, il y a aussi une sage-femme aux portes de la retraite et au caractère bien trempé, qui va devoir accueillir un jeune obstétricien hautain. Dans ces rôles clés: Josiane Balasko et Nicolas Maury. Une bonne idée sur le papier, mais au final cette rencontre entre une fonctionnaire de la comédie populaire et l’une des révélations de la série Dix pour cent s’avère déceptive. Peu d’étincelles, à l’image d’un film qui promet beaucoup mais délivre peu, chacune des cinq futures mamans se trouvant finalement au cœur d’une petite histoire dont on devine aisément l’issue positive.