Mika Biermann joue avec les genres: récit d’aventures (Un Blanc), western (Booming), péplum (Roi). Avec ces Trois jours dans la vie de Paul Cézanne, il aborde la biographie d’artiste. Il l’est lui-même, artiste, ou l’a été, et quand il aborde la difficulté de rendre un ciel, une lumière, il sait de quoi il parle. Le peintre, au moment où il le dessine, est âgé. Il en a assez de trimballer son chevalet sur les sentiers mille fois parcourus, dans la chaleur, sous le soleil. Mais le moyen de faire autrement? Le paysage exige d’être peint, toujours à nouveau. Même si la petite fille qui passe assène: «Ce n’est pas bien ce que tu fais.»