aparté

A chacun son centenaire

Les Britanniques célèbrent le bicentenaire de Charles Dickens. Le «Guardian» prévoit un véritable «tsunami» de célébrations

Les Britanniques célèbrent Charles Dickens. L’AFP le confirme. Google, lui aussi, a relayé l’information sur sa page de garde – «C’est comme ça que je l’ai su», confie d’ailleurs un ami. Hé! oui, CharlesDickens a 200 ans…

Reste qu’en terres francophones, la nouvelle a peu d’échos. Les journaux, – nous n’échappons pas à la règle – ont été très discrets au sujet de ce bicentenaire britannique. Il faut dire qu’il n’y avait rien à glisser sous notre dent. Pas la moindre réédition de ses œuvres (ou alors dans le plus grand secret…), même si, du côté alémanique, on peut signaler une exposition au Musée Strauhof de Zurich, spécialisé en littérature, qui rend hommage jusqu’en mars au grand Charles.

Par contraste, en Angleterre et dans tout le Commonwealth, c’est la mobilisation générale. Mardi dernier, qui était le jour A – comme anniversaire, Dickens est né le 7 février 1812 –, la mémoire de l’auteur des Grandes Espérances a été célébrée à Westminster en présence d’un autre Charles, le prince de Galles. Carrément! (Il faut dire qu’à sa mort, en 1870, la renommée de l’écrivain était si grande que l’opinion publique britannique relayée par le Times avait insisté pour qu’il y soit enterré.)

«Dickens par-ci, Dickens par-là, Dickens absolument-sacrément-partout. […] Activer vos filtres anti-spam: on n’en a pas encore fini avecDickens…», ironise un éditorialiste du Guardian qui annonce un véritable «tsunami Dickens».

Nous qui ne sommes pas encore – c’est le moins qu’on puisse dire – saturés de Dickens, rien ne nous empêche de replonger sereinement dans les bonnes vieilles traductions de ses œuvres sombres, drôles et monumentales, histoire de se changer un peu les idées à la veille du tricentenaire d’un certain Jean-Jacques Rousseau, qui, lui, ne passe pas inaperçu par ici.

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