Et si ce spectacle-là résumait l’esprit de cette 45e édition de La Bâtie? C’était jeudi dans les murs tout neufs de l’Usine à Gaz à Nyon. Les acteurs belges du Raoul Collectif invitaient à une Cérémonie. Planant au-dessus de la scène, un ptérodactyle métallique zieutait cette confrérie toquée. Des toasts pour des lendemains moins flous, des envolées de galopins lyriques, des accolades entre éberlués, comme si seul comptait ici le plaisir d’être là, de recoudre la fraternité de la nuit. Ces farceurs ont la souplesse des aristochats. Leur présence est en soi une fête et un symbole.