Culture

Hors champ. Jean-Pierre Marielle, comédien, «La petite Lili»

«J'étais toujours fourrée à côté de Jean-Pierre Marielle. Il a été

«J'étais toujours fourrée à côté de Jean-Pierre Marielle. Il a été obligé de se farcir ma présence. Il a un esprit que j'aime beaucoup, style zazou des années 50», dit Julie Depardieu, une de ses partenaires dans La petite Lili. Vieil homme effrayé par l'idée de la mort qu'il repousse avec un humour caustique, Jean-Pierre Marielle incarne Simon, frère de Nicole Garcia et doyen de la bande du film de Claude Miller. Claude Miller avec lequel il a déjà tourné Le Sourire en 1993. Dans La petite Lili, libre adaptation de La Mouette, le comédien au timbre de baryton donne à son personnage de grincheux hédoniste cette délicate truculence qui le rend si attachant. Il est l'oncle que tout le monde rêverait d'avoir.

A la conférence de presse du film, Jean-Pierre Marielle, d'une politesse exquise, s'est prêté au jeu sans jamais se démonter devant l'ineptie de la plupart des questions – contrairement à Bernard Giraudeau qui a fini par traduire son impatience par un fou rire. «Evidemment que j'aime les jeunes», a-t-il dû assurer devant un journaliste qui le confondait avec son personnage. «Je n'ai rien à ajouter à ce qu'a dit Ludivine Sagnier qui est non seulement une actrice merveilleuse, mais une fille intelligente», a-t-il surenchéri de sa voix d'ogre devant une Ludivine rouge de plaisir suppliant «J.P.» d'arrêter! «Ai-je bien répondu à votre question?» s'enquiert-il, sincère et ironique, après chaque réponse. Une ombre passe dans son regard quand il parle de La petite Lili: «J'ai beaucoup joué les rôles de composition et me suis souvent caché derrière mes personnages. Ici, c'est le contraire. Simon me révèle. Je me sens très proche de lui, de la musique de Tchekhov. Le personnage vivait vraiment en moi»

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