«Quel que soit le vainqueur, dit le slogan d'Alien vs. Predator, nous serons tous perdants.» Le critique le plus féroce n'aurait pu mieux dire devant l'étendue du désastre que constitue ce film, réunion improbable des deux plus méchants E.T. du cinéma. Parmi les principaux perdants, Lance Henriksen, 64 ans, l'une des gueules du cinéma de série B qu'il arpente depuis 80 films et une série récente, Millenium, l'enfer millénariste créé par Chris Carter, le papa de X-Files. Déjà mort dans Aliens, le second opus signé James Cameron, puis dans Alien 3 de David Fincher, voilà que Henriksen remeurt. Il y a des destins, comme ça, qui débutent à l'Actor's Studio, puis chez Lumet ou Spielberg, et qui se mettent à bégayer, bégayer, bégayer. Pour notre plaisir le plus coupable.