«Une chanson douce que me chantait ma maman», susurrait Henri Salvador en 1950. Mais on ne le sait que trop bien, les comptines enfantines peuvent parfois s’avérer des plus cruelles. Il y a trois ans, Leïla Slimani intitulait Chanson douce son deuxième roman, qui racontait l’arrivée d’une nounou providentielle dans la vie d’un couple de trentenaires parents d’une fillette et d’un bébé. Mais dès les premières lignes, on apprenait que cette Mary Poppins sans les pouvoirs magiques avait sa part d’ombre.