Mort il y a vingt-cinq ans mais jamais complètement enterré: l’écrivain américain Charles Bukowski ne cesse de ravir ses lecteurs avec des parutions posthumes. Depuis dix ans, un éditeur américain en particulier a entrepris un travail de fourmi pour redonner une seconde vie au poète (L’amour est un chien de l’enfer), au nouvelliste (Contes de la folie ordinaire, Journal d’un vieux dégueulasse, Au sud de nulle part) et au romancier (Factotum, Women, Pulp) mort le 9 mars 1994 à Los Angeles.

Abel Debritto, auteur d’une thèse sur l’icône de la contre-culture, publie depuis quelques années des textes oubliés, méconnus ou inédits du «vieux dégueulasse» comme aimait à s’appeler lui-même l’écrivain, alias Buk, Hank ou Henry Chinaski. Ils proviennent de collections d’universités ou de bibliothèques de Californie et d’Arizona et de revues alternatives souvent confidentielles. Il s’agit surtout de poèmes mais aussi de textes de non-fiction, de notes ou d’extraits de lettres, réunis en recueils thématiques: autour des chats (On Cats, 2015), sur l’écriture (On Writing, 2015), sur l’amour (On Love, 2016), deux anthologies de poésie (Essential Bukowski, 2016, et Storm for the Living and the Dead, 2017) et sur la boisson (On Drinking, 2019).