UE

Charles Michel, le nouvel homme pressé de l’Europe

A seulement 43 ans, l’ancien premier ministre belge Charles Michel va succéder dimanche au Polonais Donald Tusk à la tête du Conseil européen. Pas forcément médiatique, il a un parcours qualifié de fulgurant, mais un bilan mitigé aux affaires belges

Un homme «pressé» au parcours fulgurant pour les uns, un «opportuniste» pas avare de coups bas quand il le faut pour ceux qui l’aiment un peu moins. Alors qu’il entamera son mandat de président du Conseil européen le 1er décembre, l’ancien premier ministre belge Charles Michel n’est pas de ces personnages qui créent l’adhésion automatique. A 43 ans, ce Namurois de naissance prendra la relève du Polonais Donald Tusk, qui lui passera le témoin ce vendredi. C’est donc lui, ce personnage au visage rond que certains appellent même «Monsieur Patate» (du nom du film Toy Story) et relativement proche d’Emmanuel Macron et du Luxembourgeois Xavier Bettel, qui sera chargé pendant deux ans et demi de bâtir les ponts entre Ouest et Est, Nord et Sud pour faire fonctionner la machine Union européenne.

Donald Tusk avait 57 ans quand il est arrivé au Juste Lipse, le bâtiment bruxellois du Conseil européen. Son prédécesseur, un Belge également, Herman Van Rompuy, en avait 62. Mais Charles Michel, l’homme du Mouvement réformateur (parti libéral de centre droit), qu’il a dirigé de 2011 à 2014 après avoir délogé par une sorte de putsch son rival Didier Reynders, va plus vite que tout le monde.