Il y avait le fabuleux Keith Richards qui prenait des poses toujours plus extravagantes pour tirer une simple note de sa guitare. Il y avait Ronnie Wood, sa doublure, son émule, qui essayait d’en faire autant. Il y avait Mick Jagger qui s’agitait comme un ludion, joggait, sautillait, twistait, se déhanchait lascivement, beuglant le blues et tâchant de croire qu’il était éternellement jeune. Et puis, il y avait Charlie Watts. Planqué derrière ses fûts, il regardait avec un peu de pitié ce rock’n’roll circus frénétique, secouant, un rien navré par cette vaine effervescence, sa tête émaciée de vieux dromadaire.