Le Ville de Genève n'est pas sourde à la requête de l'OSR. «Le Département municipal de l'aménagement, des constructions et de la voirie a mandaté un ingénieur pour étudier la faisabilité du projet», explique le conseiller administratif Patrice Mugny, chargé des Affaires culturelles.

Outre l'exiguïté de la scène, d'autres problèmes se posent: la déclivité du plateau, l'absence d'une climatisation, l'inefficacité du système d'éclairage.

On plaide aussi pour qu'un rideau soit installé, permettant à l'OSR de répéter en condition de salle pleine, que le foyer soit embelli et que la façade principale du Victoria Hall soit ravalée et mieux éclairée.

En mai2002, «le conseil municipal avait voté un crédit d'étude pour que le sas d'entrée soit modifié», précise Patrice Mugny. Une mesure destinée entre autres «à mieux faire circuler l'air parce que les gens meurent de chaud et que les instruments deviennent inutilisables». S'ensuivait un deuxième crédit pour «réaménager l'ensemble des ouvertures naturelles sur le toit et dans le sous-sol».

Mais ce qui paraît le plus urgent, c'est de supprimer la déclivité du plateau pour éviter les problèmes de dos que rencontrent les musiciens. «Les deux ailes à droite et à gauche de la scène vont être dégagées», ajoute Patrice Mugny. Au-delà du confort des musiciens, c'est une salle moderne, à la hauteur de ses ambitions, que réclame l'OSR.