Et si Patrick Modiano n’avait écrit qu’un seul livre, chacun de ses romans constituant le chapitre d’un unique et même ouvrage? Chevreuse, qui paraît cette rentrée, ne fait pas exception à la règle. Le lecteur y retrouve ce même climat suspendu, onirique et envoûtant. Ces personnages troubles et inquiétants qui changent de noms et d’identité pour mieux se cacher. Ces grands appartements vides qui deviennent la nuit des lieux de rendez-vous pour des «réseaux» peu recommandables. Ces femmes mystérieuses et ces héros enquêtant à tâtons dans leurs souvenirs…