Elisabeth Horem. Shrapnels, en marge de Bagdad. Bernard Campiche éditeur

L'Irak au quotidien. L'Irak vu derrière les murs protégés d'un bâtiment diplomatique. Une année d'existence à Bagdad. Elisabeth Horem, romancière suisse, a rejoint son mari diplomate dans la capitale iraquienne. Elle nous livre ses chroniques quotidiennes.

Shrapnels, en marge de Bagdad, paru ce printemps chez Bernard Campiche, n'est ni un roman, ni un reportage. C'est juste le récit, sans commentaire ni analyse politique, d'une femme occidentale prisonnière volontaire dans une ville, au lendemain officiel de la guerre.

En 114 tableaux, Elisabeth Horem nous fait découvrir son existence cloîtrée, faite de rencontres, de sorties en voiture blindée, d'excursions en zone militaire, de consignes de sécurité émises par des CPO (Close Protection Officers), de bruits de tirs de mortier, et d'explosions entendues au bord de sa piscine.

Elle nous décrit un Bagdad en marge, comme le rappelle si justement le sous-titre de son livre. La violence et la situation parfois quasi irréelle auxquelles la narratrice est confrontée nous sont relatées par petites touches. L'humour et l'espoir se mêlent à la peur et à l'incompréhension. Un récit tout en finesse.