Les 20 ans du Mamco, suite et fin

Art contemporain Christian Bernard programme sa dernière année

Christian Bernard donnait mercredi son dernier petit déjeuner de presse de début d’année. Le premier directeur du Mamco, ouvert en 1994, quittera ses fonctions fin 2015. Le nom de son successeur devrait être connu dans une poignée de semaines, à peine plus s’il faut un troisième tour pour départager les cinq candidats finalistes. Christian Bernard, qui évoque «une transmission plutôt qu’un changement de direction», participe aux discussions, pas à la prise de décision.

L’art en Mouettes

Peut-être s’échangera-t-on les noms qui circulent sur les Mouettes genevoises ce samedi 17 janvier? Mais sans doute préférera-t-on fêter l’Anniversaire de l’art, à la mode de Robert Filliou. C’est en effet sur les navettes lacustres qui mènent des Pâquis au Molard et au Port-Noir que se déroule l’événement cette année. De 10h à 18h30, grâce aux billets offerts au débarcadère des Pâquis, on verra des œuvres, parfois accompagnées de leurs artistes, on en entendra aussi, avec des lectures par les auteurs et l’équipe du musée. Et cela se terminera par un cocktail sur le quai des Pâquis.

Ce musée itinérant est une jolie préfiguration du Voyageur, un module que Christian Bernard espérait pouvoir inaugurer dès l’an dernier et qu’on découvrira enfin à Dardagny le 14 mars. Cette structure bâchée, dessinée par l’artiste Fabrice Gygi, accueillera des expositions inédites. Ce printemps, il passera aussi par la cité du Lignon et Cologny. Une jolie diversité d’implantations sociopolitique.

Si le Voyageur est appelé à une certaine pérennité, la politique d’exposition hors les murs du Mamco est aussi liée à son festival, pensé pour les anniversaires du musée lui-même mais aussi de l’Association des amis et de la Fondamco, sa structure de gestion qui a 10 ans en 2015.

Ainsi, ce printemps, le musée s’associe au Musée d’art et d’histoire et au Fonds cantonal et municipal d’art contemporain pour une exposition commune au Musée Rath (27 février-6 mai). Il transforme le Musée de Carouge en maison personnelle du collectif Le Gac-Jean Pleinemer, une installation qui joue sur une identité fictive de l’artiste français Jean Le Gac. L’exposition ouvre le 23 avril, quelques jours avant Le ciel devant soi, une exposition de photographie contemporaine sur la diversité du protestantisme à voir au Musée de la Réforme. Et après cette salve printanière, la fête continuera en automne.

Dire encore que le programme des expositions au musée lui-même se décline en trois étapes, la dernière étant d’ores et déjà titrée par Christian Bernard, Avec nos meilleurs souvenirs. Et en attendant les vernissages de printemps, on peut (re)découvrir la grotte de Sylvie Fleury restaurée. Be Goo! Be Bad! Just Be! avait eu beaucoup de succès lors de la grande exposition de l’artiste en 200 8.

Mamco, Genève. www.mamco.ch