A son échelle, Christophe Honoré est train de construire sa petite comédie humaine, une œuvre cohérente – entre livres, pièces de théâtre et films – dans laquelle il parle de choses intimes en partant le plus souvent de son vécu. En salle depuis mercredi dernier, son 14e long métrage, Le Lycéen, est à ce titre un de ses films les plus personnels avec Dans Paris (2006) et Plaire, aimer et courir vite (2018). Il y raconte le tourbillon émotionnel dans lequel va être aspiré Lucas (Paul Kircher), un adolescent de 17 ans, à la mort de son père. Tout en revendiquant l’idée, plus que de proposer un autoportrait, d’être surtout loyal et sincère avec ses émotions, seule manière pour lui de tendre vers une certaine universalité.