Et aussi

VV 360 , drame de Fernando Meirelles (Royaume-Uni/Autriche/France/Brésil, 2011, 1h50) A partir d’un rendez-vous manqué entre un homme d’affaires anglais et une call-girl slovaque, plusieurs couples se font et se défont entre Vienne, Londres, Paris et Denver… Typique d’un certain «mondo cinéma», le nouveau film du réalisateur brésilien (La Cité de Dieu, La Constance du jardinier, Blindness) se donne des airs plus importants qu’il n’est en réalité. Le scénario de l’Anglais Peter Morgan (The Queen, Frost/Nixon, Au-delà) se veut une relecture moderne du classique La Ronde d’Arthur Schnitzler. Mais ce film choral où les destins de personnages d’horizons divers s’entrecroisent, quoique jamais désagréable, paraît bien superficiel pour faire état d’une crise de l’amour à l’heure du capitalisme globalisé. (N. C.)

VV Gangs of Wasseypur, drame d’Anurag Kashyap (Inde, 2012, 2h40) Trois générations de gangsters ont fait régner la terreur à Wasseypur, en Inde. Dans les années 40, Shahid Khan attaquait les trains anglais avant d’être contraint de travailler dans la mine de charbon de son pire ennemi. Shahid jure de venger son père humilié. A sa mort, c’est le cruel Faizal qui perpétue la tradition criminelle. Emblématique de la nouvelle vague indienne, ce film-fleuve dont les Cinémas du Grütli, à Genève, présentent la première partie est la version tandoori du Parrain de Coppola. Même ampleur lyrique, même luttes fratricides, même mortel orgueil. Les différences s’imposent à travers la pauvreté du sous-continent indien (les malfrats construisent leurs fusils avec des cadres de bicyclette) et d’intrigants décalages culturels: le film noir ne dédaigne pas le rose du soap, entre-calant chansons sentimentales et intermèdes comiques entre les scènes d’action. (A. Dn)