Les productions Disney sont-elles vraiment à ce point à court d'idées qu'elles doivent ressusciter une antiquité comme la Coccinelle? Vedette de quatre films entre 1969 et 1980 (Un amour de Coccinelle, Le nouvel amour de Coccinelle, La Coccinelle à Monte-Carlo, La Coccinelle à Mexico), la fameuse Volkswagen intelligente répondant au nom de Choupette (Herbie en v.o.), avait pourtant pris une retraite bien méritée. La revoici, dans l'espoir de séduire une nouvelle génération de spectateurs. Comme si rien n'avait changé.

Outre le fait que la série originale n'était déjà pas fameuse (encore que nous gardions affection coupable pour le deuxième épisode, situé à San Francisco), c'est là que le bât blesse. Entre-temps, les usines VW ne produisent plus de Coccinelles et les effets spéciaux comme l'humour ont évolué, suscitant d'autres attentes. Qu'à cela ne tienne, Maggie Peyton, sa nouvelle propriétaire, s'étonnera de découvrir le caractère capricieux d'une Choupette sauvée de la casse et remportera des courses de compétition Nascar à son bord.

A part cette féminisation de la formule (d'où sans doute l'idée de faire appel à une réalisatrice), celle-ci n'a pas varié d'un iota. Et comme les charmes du stock-car risquent fort d'échapper au public non américain, ne restent que ceux de Lindsay Lohan (Dans la peau de ma mère, Lolita malgré moi) pour assurer un semblant d'intérêt. Avec la surprise de retrouver ici Michael Keaton (en papa protecteur) et Matt Dillon (en champion arrogant), c'est peu.

La Coccinelle revient (Herbie: Fully Loaded), d'Angela Robinson (USA 2005), avec Lindsay Lohan, Justin Long, Matt Dillon, Michael Keaton, Breckin Meyer.