L'arrivée en salles de Sex and the City: le film, aujourd'hui en Suisse, vendredi aux Etats-Unis, est bien entendu un enjeu financier de taille pour la société New Line Cinema et les producteurs Sarah Jessica Parker, Michael Patrick King (également le réalisateur), Darren Star et John Melfi. C'est aussi l'occasion pour nombre de marques d'opérer une communication massive et internationale en deux heures et vingt-cinq minutes. Il y a dix ans, la série définissait déjà la garde-robe à avoir absolument et Manolo Blahnik, entre autres, devenait le chausseur incontournable des stars grâce aux modèles portés par Sarah Jessica Parker.

Dans sa version grand écran, Sex and the City accueille près de 150marques, de Fendi à la vodka Skyy, en passant par Gucci, Blahnik et Coca-Cola. Chacune d'entre elles «prête» quelques-uns de ses modèles fétiches aux actrices et croise les doigts pour que les fans les remarquent ou que les magazines féminins en fassent le point d'orgue de la prochaine saison de mode. Ainsi, la marque Mercedes-Benz sponsorise-t-elle l'une des actrices du film, Kim Catrall, présente au dernier Salon automobile de Détroit pour présenter les nouveaux modèles. Mercedes a même créé un site web spécial Sex and the City. Chacun (le film, ses égéries, les marques) y trouve son compte. Mais, au final, le public sortira-t-il lui aussi vainqueur de cette campagne publicitaire?