Un Go Fast, apprend-on grâce à la dernière production des bureaux Luc Besson (Europacorp), c'est une voiture surpuissante et chargée de narcotiques qui remonte à toute berzingue du sud de l'Espagne jusque dans les cités françaises. Or qu'y a-t-il de plus cinématographique, à part un cheval au galop, qu'un bolide qui file sur le bitume? Toute la méthode Besson est là: un sujet de société si possible sécuritaire, des turbos qui vrombissent, des flics tournés en ridicule et une fin qui rétablit l'ordre et sécherait les sueurs froides de Nicolas Sarkozy s'il tombait sur le film, un dimanche sur TF1.

A ces ingrédients, Go Fast en ajoute trois, de poids: le réalisateur belge Olivier Van Hoofstadt révélé avec Dikkenek en 2006, ainsi que les comédiens Roschdy Zem et Olivier Gourmet. Ils rendent le film un tantinet plus excitant, mais leurs talents sont concassés par les limites et la superficialité de l'industrie Besson.

Go Fast, d'Olivier Van Hoofstadt (France 2007), avec Roschdy Zem, Olivier Gourmet, Jean-Michel Fête, Jil Milan, Catalina Denis. 1h30.