Il y a plus lugubre que le brouillard sur l’Aar par un soir d’hiver, c’est le coronavirus qui ferme les lieux de convivialité et disperse les assemblées. Lors de sa dernière édition, en janvier de cette année, les Journées de Soleure avaient dû se replier sur la solution online, la «Home Edition». L’espoir d’un retour à la normale a fleuri dès les beaux jours et perdure encore. Mais si la conférence de presse du festival insiste sur la grandeur et la nécessité du présentiel, elle tient aussi du rite conjuratoire: la situation sur le front de la pandémie est mauvaise, le Conseil fédéral annonce ce vendredi de nouvelles mesures, dont une possible re-fermeture des restaurants. La luxuriance du programme ne suffit pas à infléchir le mauvais sort.