Dieu a fait le monde en sept jours; il en faut exactement autant à Gianni Di Gregorio pour déconstruire de grandes espérances. L’histoire commence comme il se doit à la terrasse d’un bistrot romain. Il Professore (Di Gregorio) y sirote une boisson alcoolisée. Il siffle Giorgetto qui, un sachet de nèfles à la main, s’en va chercher sa retraite. Il peste: il y a tous les mois moins de sous. A la terrasse d’un autre bistrot, les deux vieux amis décident de s’exiler, de couler leurs vieux jours peinards sous le soleil, avec un pouvoir d’achat supérieur.

Le deuxième jour, ils vont trouver Attilio, un brocanteur fort en gueule, qui a une Triumph Bonneville dans son jardin, un totem cherokee sur sa terrasse et un didgeridoo dans lequel il souffle en vain. En sa compagnie, ils consultent un éminent dottore qui leur donne un cours sur l’exil fiscal en comparant le prix de la bière (1,33 euro à Sofia, 6 à Genève) et répertorient tous les risques qu’encourent les exilés du troisième âge, de la xénophobie à l’insolation en passant par la cuboméduse… Les trois birbes optent pour les Baléares. En avant l’aventure!